|
|
|
|
|
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - --
-- --- -- - - - - - - - ---
ergonomies
du 19 novembre 09 > 30 janvier 2010
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - --
-- --- -- - - - - - - - ---
avec
Les atelier du léguer-Dominique Mathieu
Karim Ould
Muriel Taragano
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - -- -- --- -- - -
- - - - - ---
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
communiqué de presse
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
« Ergonomies » n’est qu’un titre. L’invitation à suivre une piste parmi d’autres.
Celle qui remonte de l’exposition à l’atelier, du protocole au geste − de l’idée à la main− ou encore de la série à l’œuvre unique. Et si le concept cessait de faire oublier la facture pour avouer qu’il en est intimement dépendant ? autrement dit, que l’idée ne peut exister sans la main, et même, que le concept s’élabore dans le faire ? Il est urgent de parler des conditions de travail de l’artiste, son temps (rare et précieux), sa rentabilité (quasi-nulle), son confort (masochiste), comme autant de facteurs déterminants dans le processus créatif. Activité répétitive, contraignante, anti-stratégique, aliénante, mais pourtant « vitale », la création contredit les critères ergonomiques par de tels oxymores : « contrainte confortable », « labeur reposant ». Ici, le geste aliéné, la main téléguidée par le système, laissent l’esprit vagabonder…
Réaffirmant la matérialité de l’œuvre d’art, Karim Ould substitue l’inspiration créatrice aux données techniques du tableau. Ses découpages s’organisent en séries déterminées par l’offre chromatique de la marque Claire Fontaine. Le système préconise l’utilisation de toutes les couleurs disponibles pour le fond et pour la forme, soit 30 séries de 30 œuvres chacune, ou 900 pièces, à raison de deux séries par an, donc 15 ans de travail… Exposées pour la première fois dans leur totalité, les séries « Ivoire » et « Chamois » affichent l’originalité dans la répétition comme un premier indice de cette œuvre-piège. Ce qui passe pour une forme collée sur un fond s’avère être un fond dessinant une forme en négatif. Dès lors tout est inversé. Jouant la pure abstraction géométrique, le motif est en réalité l’exacte reproduction d’une matrice d’emballage cartonné. Approprié par l’artiste, le produit de consommation standard redevient une pièce unique. Usiné à grande échelle dans sa première vie, il est ici confectionné sous la pointe méticuleuse du cutter. Mis à plat, effacé de tout stimulus publicitaire, l’empaquetage est inopérant pour le marché, mais pour le regardeur qui pourra y voir une forme familière, il ouvre les plus riches horizons de l’imaginaire.
Pour Muriel Taragano, comme pour Karim Ould − et de nombreux artistes, le moment de la création est à la merci de l’emploi du temps professionnel et familial.
Ce temps libre, « du temps pour soi », Muriel Taragano le collecte sur des pages, reliées dans des livres pour ne pas le laisser filer, ne pas « perdre son temps ». Chaque page matérialise le temps passé dans l’atelier à peindre d’une main mécanique pendant que l’esprit se libère, s’échappe avec la musique sur les territoires de la méditation.
Dans leur ressemblances, chaque page blanche porte l’emprunte d’un moment vécu et unique, comme la peau emprisonne les évènements de la vie.
Mais les « livres d’heures » de Muriel Taragano, ce temps fait épaisseur et bientôt sculpture, répondent à un questionnement crucial sur le devenir de la peinture.
Dans la bibliothèque qui renferme une longue histoire de l’art, que peut-on encore peindre? Contre le défaitisme de l’artiste postmoderne, Muriel Taragano insuffle une nouvelle vie à la peinture, un devenir sculpture, un devenir livre.
La peinture y renait en étant à la fois le sujet et le matériau de l’œuvre, une matière-peinture élaborée de longue haleine en collaboration avec des scientifiques.
Quel critique d’art espérait encore un « progrès » en peinture ? Le livre de peinture en peinture, implacable tautologie, destitue le sujet créateur. Aussi, la page blanche offre-t-elle à chaque « lecteur » le loisir d’y inventer son histoire.
L’analyse du travail de l’art montre que les emballages de Karim Ould et les livres de Muriel Taragano sont adaptés à leur usage. La satisfaction morale qu’ils procurent leur confère un haut degré ergonomique. Aux côtés de ces objets en apparence contre-performants, l’exposition présente des poteries qui ne cachent pas leur jeu.
Suivant une idée chère à la galerie Mica, elles sont le fruit d’une collaboration entre le designer Dominique Mathieu et des artisans implantés en Bretagne, les Ateliers du Léguer. Mais le design, dans son acception ordinaire, est ici exercé à contre-emploi : la production industrielle en série est remplacée par une fabrication artisanale qui confère à chaque pièce un caractère unique. L’expérience inédite entre le designer chevronné et les jeunes céramistes spécialisés dans la copie de vaisselle archéologique est illustrée par quelques pièces prototypes. La simplicité des formes et des matériaux (terre rouge ou blanche et émaillage naturel) rejette l’emphase du design contemporain pour affirmer leur caractère utilitaire.
Julie Portier
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - --
-- --- -- - - - - - - - ---
presse
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - -- -- --- -- - -
- - - - - ---
Vue sur Rennes
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - -- -- --- -- - -
- - - - - ---
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - -- -- --- -- - -
- - - - - ---
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
vues de l'exposition
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -

- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
" vue d'exposition "
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -

- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
" vue d'exposition "
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -

- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
" vue d'exposition "
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -

- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
" vue d'exposition "
- -- -- - --- - -- -- --- - --- - -- - - -- -- -- -- --- - -- - - - ---- - -- - -- -- --- - - -- -- -- -- -- -- ---- -- -- -- - - - -- -
images crédits: Morgan Paslier
-- - -- --- - - --- - - -- -- --- -- - --- - - -
|